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Comment expliques-tu le succès de Smallville alors qu'un tas de séries se cassent la figure ? Je pense sincèrement que c'est une excellente série. Il y a plein d'ingrédients différents qui la rendent unique et qui permettent à des personnes différentes de trouver leur plaisir. Il n'existe pas une mais plusieurs bonnes raisons d'apprécier Smallville. Aucune n'est meilleure ou pire que l'autre, chacun peut trouver son bonheur dans la série.
Que fais-tu de ta célébrité ? La célébrité ? Qu'est-ce que c'est que la célébrité ? Peut-être de l'attention ? Pour moi, ce n'est que ça. Je n'ai pas le temps de me rendre compte de ce qui se passe autour de moi. C'est quelque chose qui m'échappe, même si j'apprécie que l'on s'intéresse à mon travail. Mais ce n'est en aucun cas quelque chose que je recherche à tout prix. Comment juges-tu l'évolution de Clark depuis la première saison ? Au début de la série, Clark ne parlait pratiquement pas. Il était un peu enfermé dans son monde. Aujourd'hui, sans qu'il y ait eu de véritable bouleversement dans sa vie, il est devenu ce type sympa qui s'entend bien avec tout le monde. Je n'arrive pas à comprendre comment s'est passé sa métamorphose, mais le fait est que la transformation est saisissante. Clark est plus à l'aise avec lui-même et avec le monde dans lequel il vit. Je pense également qu'il parvient mieux à gérer ses émotions, il ne se laisse plus submerger par elles, comme c'était le cas au début de ses aventures. Plutôt que d'avoir peur de ses émotions, Clark a appris à s'en servir pour découvrir qui il est réellement.
Il paraît que tu serais pressenti pour tourner Superman au cinéma ? Pour le moment, il y a trop de détails qui empêchent ce projet de se réaliser, le premier étant mon emploi du temps, organisé autour du tournage des épisodes de Smallville.
Est-ce difficile de jouer le même rôle de semaine en semaine ? Au contraire ! Je suis persuadé que pour n'importe quel acteur c'est à la fois un vrai challenge et un immense plaisir de pouvoir travailler un personnage sur la durée et de pouvoir lui donner un peu plus de soi chaque jour. Faire du neuf avec du vieux, c'est ça le challenge. Savoir se renouveler dans la continuité ! Tous les acteurs que je connais rêvent de pouvoir relever ce genre de défi. Pour moi, c'est devenu la norme. Je me réveille chaque jour avec la certitude de retrouver Clark pour 12 à 14 heures et de rentrer ensuite chez moi. C'est ça ma vie aujourd'hui, et je n'en changerais pour rien au monde. On a beaucoup écrit et parlé autour de la participation de Christopher Reeve dans Smallville. Comment as-tu vécu cette rencontre ? Ce fut un moment incroyable. J'ai vraiment hâte de retourner à New York pour tourner un nouvel épisode avec lui.
T'a-t-il donné ses impressions sur le tournage ? C'était assez marrant. Il regarde régulièrement la série et m'a avoué qu'il était impressionné de la rapidité avec laquelle les épisodes étaient tournés. En règle générale, la journée on filme les différentes scènes, pour ensuite y intégrer les effets spéciaux. En à peine une semaine, le tout est prêt à être diffusé. Chris m'expliquait qu'à l'époque du premier Superman, il avait fallu plus d'un an de production pour boucler les effets spéciaux qui faisaient alors partie des plus impressionnants jamais vus au cinéma. Je crois que c'est finalement ce qui l'a le plus impressionné.
Une question que tout le monde se pose : quand va-t-on te voir voler dans Smallville ? J'entends souvent les fans me poser la question, mais je suis beaucoup moins impatient qu'eux. Je ne vois pas demain Clark enfiler sa combinaison et s'envoler pour sauver le monde. Je crois que ça casserait la dynamique de la série. Smallville montre l'initiation d'un futur super héros qui tente de se familiariser avec ses pouvoirs et de vivre avec ses différences en cherchant toutefois à rester dans la normalité. Si Clark se mettait à voler, tout deviendrait trop facile, alors que l'intérêt de la série réside aussi dans cette difficulté pour un individu surdoué à gérer sa différence tout en étant à la hauteur de sa destinée.
Peux-tu nous donner des indices sur ce qui va se passer prochainement dans la série ? Lex Luthor devient fou. Il se retrouve enfermé dans un asile. Lana fait la connaissance de son nouveau petit ami, une sorte de looser dont je vais sans doute devoir m'occuper un jour ou l'autre... (rires) Quant à Chloé et Clark, ils commencent à peine à recoller les morceaux de leur amitié.
Tu crois qu'il y a un avenir pour le couple Clark et Lana ? Si Clark parvient à établir une relation stable avec Lana, la série est finie. Leur non-couple est une sorte de moteur qui permet à toute la série d'avancer. Beaucoup de tension émane de leur relation ; je ne pense pas que ce soit une bonne chose de les voir réunis. Maintenant, il ne s'agit là que de mon opinion personnelle. Tant que Clark désire Lana, il ne peut pas la haïr et Lana est probablement la seule personne au monde qui l'accepterait pour ce qu'il est réellement. Elle le ferait, j'en suis persuadé, mais Clark n'en est pas aussi sûr que moi et n'ose pas prendre sa chance.
Serais-tu capable de vivre dans une ferme comme Clark ? Bien sûr ! Qui ne rêverait pas d'avoir un appartement en ville et une maison ou une ferme à la campagne ? Tout le monde recherche de l'espace. Je suis jeune et je connais déjà la pression des fans, des médias et de tout ce qui va avec mon métier. Je ne me plains pas, c'est même flatteur, mais à un moment, tu as besoin de savoir qu'il existe une issue de secours qui te permet de t'échapper le jour où tu en as besoin. C'est important de se retrouver parfois seul avec soi-même. Supportes-tu de te voir à la télé ? Je regarde les quotidiennes de Smallville. Mais je ne le fais pas pour vérifier si ma coiffure est bien ou pas... Je suis attentif au travail du réalisateur, pour voir ce que tel ou tel plan peut donner une fois monté. Parfois, après avoir tourné une scène, je me dis que ça va être génial, et puis en fait, ça ne l'est pas. Parfois c'est l'inverse. Je regarde la série comme j'assisterais à un cours de réalisation.
Tu viens de tourner dans la comédie "Treize à la douzaine", avec notamment Steve Martin ; as-tu déjà pu voir le film ? Je ne l'ai pas encore vu sur grand écran, mais on a tenu à m'avertir que je risquais d'être surpris. (rires) Shawn Levy, le réalisateur du film, m'a appelé l'autre jour et m'a dit : "Je dois m'excuser. Je dois m'excuser."... "Pourquoi ?", lui ai-je demandé, "De quoi parles-tu ?". "J'ai laissé ce plan où tous les enfants sont assis alors que les parents leur demandent de partir. Et il y a ce gros plan sur toi, c'est le seul de la scène." Je lui ai répondu que c'était ok pour moi, mais il m'a interrompu : "Non ! Tu ne comprends pas. Tu ne sais pas ce que c'est de voir sa tête en grand sur un écran de cinéma. Ton visage va être énorme. Je voulais juste t'avertir." Depuis, j'ai un peu peur d'y aller. (rires)
Comment t'es-tu retrouvé embarqué dans cette aventure ? La première fois que j'ai reçu le script, c'était dans un package avec 4 ou 5 autres scénarios. J'en ai discuté avec mon agent qui m'a indiqué les personnes impliquées dans les différents projets. "Treize à la douzaine" était le troisième de la pile, mais lorsque j'ai su que Steve Martin jouait dedans, il s'est illico retrouvé sur le dessus. Les trois principales raisons qui m'ont amené à faire ce film sont : un, Steve Martin ; deux, Steve Martin et trois, Steve Martin. Ce type est le numéro un pour moi. Après avoir lu le script, je me suis mis à aimer mon personnage, Charlie. J'aime ce qu'il a dû traverser et j'avais le sentiment de comprendre exactement d'où il venait. A partir de ce moment-là, je me suis dit que je voulais faire partie de cette aventure.
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